Je pratique la via ferrata depuis de nombreuses années. C’est à la fois un sport, une invitation au grand air, un challenge personnel à chaque sortie. La première fois que j’ai gravi une voie, j’avais le vertige et je n’étais pas très sportive.

C’était la via de Saint-Pierre d’Entremont dans le magnifique parc régional de la Chartreuse. Depuis, j’ai appris à contrôler mes peurs et j’ai pris de plus en plus de plaisir à escalader. Pour débuter, il faut connaître les principales règles de sécurité.

C’est quoi la via ferrata ?

Comme son nom l’indique, d’origine latine, la via ferrata signifie « chemin ferré ». Il s’agit de suivre une paroi rocheuse délimitée par différents équipements : câble, appelé ligne de vie, barreaux, passerelles, ou encore pont de singes. Cet itinéraire sportif permet de faciliter la progression et l’assurage dans un milieu vertical sans connaître nécessairement les techniques d’alpinisme et d’escalade. Toutefois une bonne condition physique et le respect des règles de sécurité sont primordiales.

A qui s’adresse la via ferrata ?

La via ferrata est accessible à toute personne souhaitant pratiquer librement un sport. Aucune contrainte de temps, un accès gratuit (ou presque, certaines via privées demandant un droit d’entrée), un grand choix d’itinéraires, des difficultés qui s’adaptent aux pratiquants… bref que des avantages !

Autrefois, ce sont les militaires qui utilisaient ces voies pour des raisons stratégiques, notamment en Autriche ou dans les Dolomites dans les montagnes italiennes. Mais avec le développement du tourisme-sportif en montagne ou basse montagne, de nombreuses collectivités ont revalorisé leur commune grâce à cette activité.

C’est ainsi que j’ai eu le plaisir de faire la première via ferrata française, créée en 1988 à Freyssinières, dans les Hautes-Alpes.
Le plus important est d’adapter ses envies à son niveau.

Où se situent les vias ferrata ?

En France, les premières vias ont vu le jour dans le Briançonnais et la Maurienne, puis se développées dans les massifs alpins, là où elles sont les plus présentes. Mais on trouve aujourd’hui des vias proches des villes, comme celle de Planfoy (42) ou Hostiaz (01), l’une de mes préférées à deux pas de Lyon.

La via ferrata se pratique donc dans des milieux divers ; de la simple falaise en bord de village aux montagnes à plus de 2500m d’altitude !

La matériel obligatoire

On ne le dira jamais assez : un matériel de base est nécéssaire pour aborder une via ferrata en toute sécurité et se faire plaisir.

Achat ou location ?

L’équipement du ferratiste est relativement abordable : pour ma part j’ai dépensé environ 150 euros pour m’équiper, depuis que je pratique ce sport. J’ai rapidement acheté mon matériel pour ne pas être contrainte des loueurs, être sûre de l’utilisation des équipements et pour une question d’économies !

Il est également possible de louer des équipements dans des magasins spécialisés. J’ai déjà testé une adresse de pros pour les lyonnais, Expé Lyon, que je vous recommande pour leur matériel dernier cri. Il faut compter entre 12 et 15 euros pour une journée.

Il existe également des gîtes à proximité de certains départs où l’on peut louer des équipements. Mais je vous recommande vivement de vous rapprocher des offices de tourisme pour connaître les horaires d’ouverture et la faisabilité (souvent sur réservation en haute saison).

Le matériel de base

  • le casque : indispensable pour protéger sa tête ! J’ai déjà reçu de petits graviers sur le casque dû au vent ou à des randonneurs situés au-dessus de ma voie. Il m’a également sauvé d’une grosse bosse lorsque je frôle une partie de la voie rocheuse par mégarde ! Et oui, même les spécialistes font des erreurs !
  • le harnais ou baudrier : comme en escalade, le baudrier permet de relier mes longes à mon corps et de pouvoir également me mettre en position de repos si nécessaire. Pour ma part, j’accroche une longe courte en plus, utile dans les parois difficiles.
  • les longes : ce système à la forme d’un Y se compose de 2 longes et d’un absorbeur d’énergie (pour les plus récentes). Le modèle que j’utilise est celui de la marque Black Diamond. Je recommande l’absorbeur d’énergie qui permet comme son nom l’indique d’absorber la chute en cas d’accident. Elles prennent également moins de place et évitent de s’emmêler les longes !! Le système longes-absorbeur est pour moi le meilleur moyen de s’auto-assurer.
  • les gants : ce n’est pas obligatoire mais d’après mon expérience vivement recommandée car nos mains tiennent tout du long les câbles et barreaux métalliques, qui peuvent rapidement provoquer des ampoules ! Sous forme de mitaines ou doigts pleins, c’est comme vous préférez et selon la température ! En été, j’utilise parfois mes gants pleins en fonction de la difficulté de la voie.

Mes conseils pour évoluer correctement sur une voie

  1. ne jamais décrocher le câble de vie ! C’est le conseil primordial à respecter à la lettre. On passe toujours l’un après l’autre ses mousquetons pour ne jamais être « lâché » en plein air.
  2. respecter les consignes données à chaque départ de voie : parfois un arrêté préféctoral indique que la voie est fermée pour cause de vérification. Il est préférable de rebrousser chemin. Vous pouvez consulter le site des via ferrta françaises qui vous indique ce type de désagrément !
  3. commencez avec une personne expérimentée qui vous mettra en confiance et vous donnera en live les petits trucs pour progresser sereinement : un guide, un ami ferratiste, comme vous préférez ! J’ai accompagné de nombreuses personnes qui aujourd’hui évoluent seules et en toute confiance. C’est un vrai bonheur d’avoir été le déclencheur d’une passion.
  4. et faîtes vous confiance pour un maximum de plaisir. Comme je vous l’ai dit, je suis passée par là, et j’ai parfois expérimenter d’autres sports comme le saut en parachute, pour booster ma confiance. C’est une véritable fierté lorsqu’on se dépasse !

Racontez-moi en commentaires, votre première expérience en via ferrata ! Enjoy