Adepte des nouvelles expériences, je cherchais une façon différente de voyager. J’ai découvert le wwoofing. Derrière ce mot se cache bien des rencontres, des expériences, des découvertes. Basé sur l’échange de services, le wwoofing met en relation un hôte, qui pratique l’agriculture biologique et un wwoofer (moi !) qui contribue à la vie de la ferme en échange d’un hébergement et de nourriture. Le World Wide Oportunities on Organic Farms (WWOOF) est un réseau international. C’est donc au Portugal que je vais poser mes valises (enfin, mon sac à dos !).

Paysage de campagne au Costa Rica, une destination pour faire du wwoofing

Qu’est-ce que le wwoofing ?

Le wwoofing est une pratique qui a débuté dans les années 70, en Angleterre d’abord, puis partout dans le monde entier. Aujourd’hui de nombreuses opportunités sont proposées à qui veut bien tenter l’expérience : on en dénombre pas moins de 167 au Portugal sur le site spécialisé de wwoofing.
Le wwoofing n’est pas un emploi rémunéré puisqu’il n’existe pas de contrat entre le wwoofer et son hôte. C’est plutôt un contrat moral basé sur l’échange culturel et un partage de savoir-faire.

Le concept de wwoofing ?

Effectuer quelques heures quotidiennes de travail agricole, dans une ferme ou un environnement écologique, en échange d’un hébergement et de repas. Les wwoofers pratiquent pour la plupart la permaculture. Pour que l’expérience soit réussie, il faut bien entendu être motivé et compter sur la bonne volonté de chacun.

Qu’est-ce que la permaculture ?

La permaculture est une démarche éthique qui répond aux besoins humains tout en ayant des effets positifs sur l’environnement.

Fabrication de café, une mission que peuvent proposer des wwoofers

La permaculture est une démarche de conception éthique visant à construire des habitats humains durables en imitant le fonctionnement de la nature.

Bill Mollison, cofondateur de la permaculture

La permaculture s’adresse à tous : pas besoin de formations ou d’expériences particulières puisque cela repose sur l’échange et que tout s’apprend ! Il était donc assez logique que le wwoofing repose aussi sur ses valeurs d’équité, d’équilibre, d’humanité.

Comment devient-on wwoofer ?

Pour vivre une ou plusieurs expériences de wwoofing, rien de plus facile :

  1. S‘inscrire sur le site du réseau WWOOF du pays dans lequel vous souhaitez vivre cette expérience. Pour ma part, j’ai choisi WWOOF Portugal qui offre de nombreuses opportunités à travers tous le pays. L’adhésion est valable 1 an et il faudra débourser un prix tout à fait honorable entre 20 et 30 euros. Une présentation rapide de qui vous êtes et de vos motivations aideront à la réussite de vos demandes !
  2. Dès la validation de votre inscription, vous accéder à la liste complète des hôtes et pouvez sélectionner vos favoris en fonction de la région, des besoins, des modes de vie.
  3. Vous proposez des dates de séjour à vos hôtes favoris et les contacter directement. En fonction de leurs besoins, ils vous répondront en général entre 1 jour et 10 jours. Sachez anticiper !
  4. Une fois votre demande et les conditions acceptées, préparer vos bagages, votre carnet de voyage (l’indispensable dont je vous parle avant chaque départ)

Une nouvelle manière de voyager, de rencontrer l’Autre, d’échanger et de partager la vie !

Les carnets de Kris
Charrette en bois dans un champ de maïs

Que doit-on mettre dans ses bagages pour faire du wwoofing ?

Voici le trousseau que je préconise :

  • Des vêtements de travail ou treillis militaire qui ne craignent pas les déchirures ou la saleté !
  • Des vêtements de pluie type K-way (car on travaille même sous la pluie)
  • De bonnes chaussures solides (randonnée et/ou de jardinage imperméables)
  • Des sweats chauds que l’on peut facilement enlever et remettre !
  • Une tenue chaude pour les nuits fraîches si vous êtes en montagne
  • Un chapeau
  • Des gants de travail
  • Un sac de couchage si vous faîtes du camping ou un simple drap de soie
  • Une lampe frontale
  • Une gourde pour rester hydratée
  • Côté trousse de toilette : penser à des produits écologiques comme le savon Shampoing solide végane de la marque française Lamazuna que j’aime bien, et un bon vieux savon de Marseille.

Et pour les essentiels du voyageur (papiers d’identité, assurance, contacts…), je vous redis tout cela dans mon article consacré au carnet de voyage.