Quand on vit dans une grande ville comme Lyon, quand on travaille chaque jour dans un bureau en prenant le métro, on oublie parfois qu’autour de nous, la nature est là. En partant au cœur du Portugal, je me suis reconnectée avec elle.

Travailler dehors, c’est bon pour la santé

Ce qui est vraiment nouveau pour moi en vivant dans une ferme, c’est la facilité qu’on peut avoir à apprécier chaque jour d’être dehors. Même s’il pleut, même s’il fait froid, même si le soleil tape vraiment fort, il y a quand-même cette envie d’être à l’extérieur et de regarder les paysages, les fleurs, les insectes.

Coccinelle des bois au Portugal

Coccinelle des bois au Portugal

Tout est calme et l’on entend que le vent dans les herbes, que l’orage qui gronde, que les oiseaux qui chantent, que les grillons qui sifflent, que les bourdons qui butinent.

Les grillons de nos campagnes qui disparaissent

Les grillons de nos campagnes qui disparaissent

Chaque heures de la journée donne au ciel un nouveau visage fait de couleurs, de nuages, de brouillard. C’est magique ! Et le temps à Avó peut changer en quelques minutes puisque nous sommes dans un micro climat.

Vue de la vallée sur Avó au Portugal

Vue de la vallée sur Avó au Portugal

Le temps, la base de la vie

Il a fallut du temps à Helder et Marianna, mes hôtes de wwoofing, pour reconstruire d’abord leur maison, puis les abris pour le bois et autres matériaux, enfin leurs cultures, leur terre.

Du temps il en faut pour que la nature reprenne ces droits. Quelle plaisir alors de voir un petit arbre sortir de la terre, un petit bourgeon arriver sur les vignes, une fleur éclore après des mois de noirceur. On comprends alors l’enthousiasme des habitants.

Défricher les terrasses de Avó pour faire repousser la nature

Défricher les terrasses de Avó pour faire repousser la nature

En travaillant pour la ferme, j’ai vraiment l’impression de participer à la renaissance de la nature, base de la vie.

Je ne compte pas mes heures car le travail de défrichage notamment est très dense. Mais lorsqu’on découvre qu’un petit noisetier revient à la vie, c’est tout simplement beau.

Un noisetier en pleine croissance

Un noisetier en pleine croissance

Il faudra peut-être des années à Avó pour retrouver son manteau verdoyant d’avant le feu, mais en attendant, on ne baisse pas les bras car la nature n’attend pas.

Pour aller plus loin , je partage ci-dessous un film réalisé seulement quelques mois après le feu, qui a dévasté la région. Il permet de se rendre compte de l’ampleur de la tâche :

La ferme de Helder et Marianna après le feu