Passer plus de deux semaines en wwoofing au Portugal est une réelle expérience au sens strict du terme et je voulais partager avec vous le bilan que j’en tire. Il ne s’agit pas ici d’en faire des généralités, il s’agit plutôt d’écrire sur ce que cela m’a procuré d’un point de vue humain, car chaque wwoofing est une expérience unique et ne peut être comparée.

Pourquoi partir en wwoofing ?

Avant de me lancer dans une nouvelle aventure, un nouveau projet, un nouveau voyage, je me pose toujours la question du pourquoi, voire du pour quoi je le fais.
Quand j’ai décidé de partir en wwoofing, j’avais 3 raisons de vivre une expérience de travailleur volontaire :

  1. Je voulais voyager différemment pour découvrir une région particulière du Portugal
  2. Je voulais rencontrer des habitants et parler portugais car je voyagerais seule
  3. Je voulais aider des gens et en apprendre davantage sur un mode de vie différent du mien

Chaque personne est différente donc les raisons sont multiples et propres à chacun d’entre nous. Cela peut être pour des raisons financières, pour des raisons d’âge, pour des raisons de conviction, pour des raisons professionnelles, pour des raisons de goûts… Peu importe les raisons finalement, car ce qui nous pousse à devenir un wwoofer repose avant tout sur l’ENVIE et la VOLONTE de vivre une nouvelle expérience.

Je vous présentais dans mon article, vivre autrement avec le wwoofing, les nombreuses missions et le contexte dans lequel j’ai travaillé volontairement. Ce n’était pas la mission la plus facile mais j’en retire beaucoup de fierté.

Parfois les gens marchent en regardant le sol alors qu’il suffirait de lever la tête pour voir comme la nature est belle !

Marianna, le 5 avril 2019

Les bienfaits du wwoofing

J’ai envie de coucher sur le papier, sans un ordre précis, tout ce que j’ai pu retirer de mon expérience de wwoofing chez Marianna et Helder, mes hôtes au Portugal. Allez on commence par là :

  • Parlons Voyage : j’ai donc découvert une nouvelle région du centre du Portugal, ses petits villages, sa montagne, ses transports en commun. Une vraie reconnexion avec la nature !
  • Parlons Rencontre : j’ai rencontré des gens adorables, plein de générosité, des habitants de campagne, des gens de la terre, des jeunes et des plus vieux, des portugais comme des expatriés.
  • Parlons Echange : j’ai parlé 24h / 24 anglais avec quelques mots portugais glissés par ci par là. Une gymnastique quotidienne du cerveau !
  • Parlons Humanité : je pense que le bilan le plus positif, et j’aurais pu commencer par là, c’est ce que le wwoofing m’a apporté humainement parlant. Cela m’a permis d’aider un couple en pleine reconstruction suite à un incendie, d’apporter mon soutien physique et parfois psychologique à deux personnes qui doivent garder leur énergie pour aller de l’avant, de donner de mon temps pour une bonne action. Et cela, j’en ai retiré une grande fierté.

Les difficultés du wwoofing

La vie ne serait pas vie sans un équilibre entre le bon et le mal. Alors, on ne va pas se mentir, mon expérience du wwoofing a aussi été marquée par des difficultés ou des déceptions.

  • Agenda chargé : les missions et les tâches quotidiennes étant nombreuses, cela ne m’a pas laissé beaucoup de temps et d’énergie pour visiter plus amplement la région. Le wwoofing, ce n’est pas des vacances !
  • Un corps mis à mal : travailler en extérieur est bien plus physique que de travailler derrière un écran d’ordinateur. On se l’imagine mais lorsqu’on y est vraiment, on ressent très vite les premières courbatures, les ampoules aux mains, la fatigue (mais bonne fatigue) de travailleur. Et les petits bobos peuvent aussi faire parti du quotidien !
  • Un moral mis à l’épreuve : parfois on a envie de baisser les bras devant la tâche à accomplir et avec la fatigue du corps en sus ; mais c’est dans ces moments-là qu’on se rappelle pourquoi on est là, pour quoi on a voulu être là et on puise au fond de soi la volonté nécessaire pour y arriver.

Objectifs atteints ?

Sans parler d’objectifs quantitatifs, je dirais que d’un point de vue qualitatif, l’expérience du wwoofing m’a apportée beaucoup pour… ma personne.
La difficulté était bien là physiquement, mais elle a été contre-balancée par l’énergie que j’ai su développer et par ce qu’ont pu m’apporter mes hôtes lorsqu’ils m’ont accueilli les bras ouverts.
J’ai rencontré beaucoup d’amis de passage, j’ai partagé des moments de convivialité avec des habitants, j’ai passé une journée entière à randonner avec passion en montagne, j’ai partagé un anniversaire 100% féminin entre sauna et pique-nique.
Je n’ai pas beaucoup parlé portugais mais l’anglais fut ma première langue et cela a débloqué le parler et certains complexes à parler une langue étrangère !
Et quand je me suis retournée une dernière fois sur la vallée d’Avo, j’étais fière de moi, fière d’avoir pu apporter ma pièce au puzzle et fière du travail accompli.

Aujourd’hui, Marianna et Helder, ne sont plus des inconnus. Nous avons partagé un bout de nos vies pendant un moment. Je sais que nous nous reverrons et que nous garderons contact car les liens qui peuvent se créer au cours d’un wwoofing ou de tout autre expérience riche de sens, sont des liens très forts qui ne peuvent laisser indifféremment.